Ils prennent naissance avec les imitations des bouquets extrème-orientaux des décors des porcelaines chinoise et japonaise. De « la famille verte », on adoptera les subtils quadrillages et finalement sera créée la fleur de chicorée, qui constituera à elle seule la décoration de nombreuses pièces (souvent les assiettes faience).
Les bouquets apparaissent un peu plus tard. Ils sont bien centrés dans les assiettes faience et obéissent à un souci constant de symétrie. Tout d’abord stylisés, ils deviennent ensuite plus naturalistes et sont accompagnés d’éléments Rocaille.
Puis J.de Villeneuve apporte des modèles plus libres, des bouquets composés de fleurs jetées à la manière de Fauchier à Marseille, et principalement utilisés pour la décoration des assiettes faience. Dans ces ensembles apparaissent la rose bleue, la rose manganèse, la rose jaune, l’œillet, et plus tardivement la tulipe.
Parallèlement à cette production se développent des décors de fleurs isolées à la façon du style large d’Aprey, de même que des décors de ramages et de tiges de fougère.
Ces décors floraux, particulièrement abondants, témoignent d’une grande diversité dans la fabrication des pièces d’usage et spécifiquement des assiettes faience.