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| Les décors de la faiencerie de La Rochelle |
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Souvent les tourneurs et les peintres, qui se sont succédés tout au long de la vie de la manufacture, ont marqué leurs œuvres de leurs origines familiales, culturelles et géographiques. Les phénomènes de mode, les habitudes de vie, la découverte de nouveaux produits tels que des assiettes porcelaine, l’influence d’autres formes artistiques des arts de la table, participent également à la naissance d’un style propre. De ces mélanges, parfois surprenants, la manufacture a tiré une grande richesse créatrice :
- à l’instigation de H.Brevet, la première véritable source d’influence fût celle de Rouen, avec l’imitation des décors de chinoiserie que le peintre Guillibaud a créé quelques années auparavant, s’inspirant lui-même :
- des décors des assiettes porcelaine chinoises,
- des décors des assiettes porcelaine japonaises du type « Kakiemon » de la « famille verte ».
- P.Chaix apporte vers 1752 les décors de dentelle des faiences de Moustiers.
- le peintre P.Colin venu de Nevers, apporte une iconographie patronymique qui se développera vers 1760.
- J.de Villeneuve, lorsqu’il devient directeur de la faiencerie, impose des décors floraux à la manière de Fauchier à Marseille. Cette influence du style méditerranéen et provençal restera longtemps prépondérante dans la production rochelaise. J.de Villeneuve souscrit à la mode des scènes de genre, des paysages, des architectures. On touche à la mythologie, aux décors d’oiseaux et d’animaux. Avec l’apparition des premières assiettes porcelaine, (assiettes porcelaine de table, assiettes porcelaine de décoration, assiettes porcelaine royales) dont les décors sont copiés, les bouquets se naturalisent et se diversifient.
- J.Dupré, dont le frère dirige la faiencerie de Montpellier, a toute facilité pour transmettre les décors créés par A.Philip.
- après 1766, le style provençal se renforce, à l’image des faiences de Moustiers, avec l’adoption des décors au chinois, (souvent issus des assiettes porcelaine), des camaieus verts et manganèses, des décors floraux à la rose bleue.
- vers 1775, lorsque P.Piaud met en place la technique du petit feu, la production se teinte des manières des faienceries du nord et de l’est de la France, particulièrement des faiences de Strasbourg. Cette technique permet à la manufacture d’aborder d’autres sujets plus à la mode, mais aussi de créer des formes nouvelles.
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