Informations Techniques
- Informations Techniques
- Définition de la faience, produit céramique
- Etymologie
- L’industrie des faiences régionales
- Classification des faiences 1er groupe
- Classification des faiences 2eme groupe
- Décoration des faiences stannifères
La faiencerie de La Rochelle
- Histoire de la faiencerie : les échanges de céramiques régionales
- Histoire de la faiencerie : résultat des fouilles canadiennes
- Histoire de la faiencerie : 1ere source d’influence
- Histoire de la faiencerie : 2eme source d’influence
- Histoire de la faiencerie : de 1766 à 1791
- Les décors de la faiencerie de La Rochelle
Les Decors de grand feu
- Les pots à pharmacie
- Les décors floraux : l’engouement pour la décoration des assiettes faience
- Les décors d’oiseaux
- Les décors d’architectures, de scènes de genre et animaliers
- Les autres décors : thèmes communs à toutes les faienceries de Charente Maritime
- Les décors au chinois
Les Decors de petit feu
- Les décors au chinois : l’influence des faiences de Moustiers
- Les décors floraux : influences multiples et attrait de la vaisselle en porcelaine
- Les décors plastiques des vases céramiques
- Les statuaires et les ronde-bosses : les cadeaux céramique par excellence
- Les décors maçonniques et compagnonniques
Les poteries culinaires
- Utilisation des poteries culinaires
- Le diable charentais : le produit régional par excellence
- Recettes de cuisine pour le diable charentais
- Le diable micro-onde : particularité d’un fabricant de poterie
- Recettes de cuisine pour le diable micro-ondes
- Le tajine : un produit artisanal très technique
- Recettes de cuisine pour le tajine
Arts de la table 
Petit déjeuner, expresso et café 
Espace cuisine 
Espace salle de bain 
Décoration de table 
Décoration interieure 
Luminaire à poser 
Les décors de la faiencerie de La Rochelle
 
Souvent les tourneurs et les peintres, qui se sont succédés tout au long de la vie de la manufacture, ont marqué leurs œuvres de leurs origines familiales, culturelles et géographiques. Les phénomènes de mode, les habitudes de vie, la découverte de nouveaux produits tels que des assiettes porcelaine, l’influence d’autres formes artistiques des arts de la table, participent également à la naissance d’un style propre. De ces mélanges, parfois surprenants, la manufacture a tiré une grande richesse créatrice :
    • à l’instigation de H.Brevet, la première véritable source d’influence fût celle de Rouen, avec l’imitation des décors de chinoiserie que le peintre Guillibaud a créé quelques années auparavant, s’inspirant lui-même :
      • des décors des assiettes porcelaine chinoises,
      • des décors des assiettes porcelaine japonaises du type « Kakiemon » de la « famille verte ».
    • P.Chaix apporte vers 1752 les décors de dentelle des faiences de Moustiers.
    • le peintre P.Colin venu de Nevers, apporte une iconographie patronymique qui se développera vers 1760.
    • J.de Villeneuve, lorsqu’il devient directeur de la faiencerie, impose des décors floraux à la manière de Fauchier à Marseille. Cette influence du style méditerranéen et provençal restera longtemps prépondérante dans la production rochelaise. J.de Villeneuve souscrit à la mode des scènes de genre, des paysages, des architectures. On touche à la mythologie, aux décors d’oiseaux et d’animaux. Avec l’apparition des premières assiettes porcelaine, (assiettes porcelaine de table, assiettes porcelaine de décoration, assiettes porcelaine royales) dont les décors sont copiés, les bouquets se naturalisent et se diversifient.
    • J.Dupré, dont le frère dirige la faiencerie de Montpellier, a toute facilité pour transmettre les décors créés par A.Philip.
    • après 1766, le style provençal se renforce, à l’image des faiences de Moustiers, avec l’adoption des décors au chinois, (souvent issus des assiettes porcelaine), des camaieus verts et manganèses, des décors floraux à la rose bleue.
    • vers 1775, lorsque P.Piaud met en place la technique du petit feu, la production se teinte des manières des faienceries du nord et de l’est de la France, particulièrement des faiences de Strasbourg. Cette technique permet à la manufacture d’aborder d’autres sujets plus à la mode, mais aussi de créer des formes nouvelles.