Toutes ces faiences sont caractérisées par leur absence totale ou à peu près totale de matière argileuse. Leur pâte est constituée par un squelette de grains siliceux. Dans ce groupe, on distingue :
les faiences silico-calcaires, dont le liant en cuit est constitué par un verre silice-chaux. A cette catégorie sont rattachées les anciennes faiences architecturales persanes, qui fûrent particulièrement utilisées du 12eme au 3eme siècle avant J.C par les architectes des époques élamite, achéménide, etc.
les faiences siliceuses à fritte, dont le liant en cuit est constitué par un verre silico-alcalino-calcaire. A ce groupe appartiennent déjà certaines pièces de la frise des Archers du palais de Darius à Suse et d’une manière générale ce sont des faiences architecturales ou des faiences décoratives.
les faiences siliceuses à fritte et à liant argileux en cru. L’apparition des objets d’usage tels que vases, cruches, coupes, vaisselle, avec des formes délicates et des parois plus minces, a imposé une pâte plus plastique et plus façonnable et donc l’introduction d’une petite partie d’argile en cru. Dans ce groupe on trouve les faiences de Rhodes-Nicée, certaines faiences persanes récentes et la faience siliceuse de Théodore Deck.