En 1766, à la mort de la Veuve Labbé, Pierre Barré, marchand de faiences décoratives, afferme la fabrique et la dirige seul.
En 1768, il prend 3 associés marchands : F.Crespin, Pierre Piaud et Piaud cadet.
En 1773, Pierre Barré se retire, F.Crespin prend sa suite et s’associe Pierre Piaud, Dufresse et Gabaude.
En 1782, Pierre Piaud assume seul la direction.
En 1783, il s’associe avec son gendre Pierre Canaud, jusqu’en 1789, lorsqu’il se trouve obligé d’abandonner. La fabrication est alors interrompue. Au cours de la vente des faiences décoratives et du matériel, le Sieur Orillat, faiencier à Chef-Boutonne, réafferme la faiencerie jusqu’en 1791, continuant la fabrication avec ce qu’il reste de matériaux entreposés.
Henri Brevet restera toujours le propriétaire de l’établissement jusqu’à sa mort en 1789.
Le commerce de faiences décoratives avec nos possessions d’outre atlantique est de plus en plus aléatoire malgré l’ouverture du marché américain. Force est donc de se retourner vers le marché intérieur où la concurrence est redoutable. Les difficultés s’accumulent, et vers 1783, la faiencerie éprouve de plus en plus de difficultés à survivre. Le traité de Vergennes, conclu en 1786, ouvre largement le marché français aux faiences anglaises et fini de précipiter la chute de nombreuses fabriques de faiences décoratives et usuelles, dont celle de La Rochelle.
De cette période, on retient essentiellement la mise en place de la technique du petit feu par Pierre Piaud vers 1775.
En 1791, l’hôtel et la manufacture seront vendus aux époux Favre pour y installer un relais de Postes et Messageries.